Lison, notre Modèle Particulier

lison modèle

Chez Modèle Particulier, nous défendons la slow fashion parce que la mode ne s’adresse pas à des consommateurs, à des ménagères de plus ou moins cinquante ans, à des panels anonymes. Non, nos clientes sont des personnes, avec leurs goûts, leur caractère, leurs états d’âme et leurs envies. C’est pour cela que chacun de nos sacs en cuir est unique, fabriqué sur mesure dans notre atelier.

Une belle rencontre

Aussi, pour vous présenter nos collections, nous ne pouvions choisir un de ces portemanteaux qui arpentent les podiums d’un pas mécanique, le regard vide, toute personnalité soigneusement gommée sous le maquillage.

Pour Modèle Particulier, il fallait une vraie fille, un corps de femme, un joli sourire, un supplément d’âme… En  bref, une personne ! Une belle personne, aussi charmante à l’extérieur que captivante à l’intérieur, avec une vraie vie riche et palpitante. Nous avons rencontré Lison ; pour Modèle Particulier, elle est devenue… Oh non, pas mannequin, surtout pas ! Disons plutôt modèle. Un modèle très particulier…écoutons-la.

lison modèle sac

Lison, qui es-tu ?

Je m’appelle Lison, j’ai 26 ans. Je partage ma vie entre Londres et Paris. J’ai grandi à Paris, à Saint-Germain-des-Prés ou j’ai commencé le violon à 5ans. À 20 ans, j’ai décidé de partir pour Londres, étudier au Royal College of Music. C’est là que j’ai rencontré les filles de mon quatuor, le Cosmopolitan Quartet (http://cosmopolitan-quartet.com) sans qui je ne serais pas là aujourd’hui.

Avec ce quatuor, nous sommes sorties du milieu “musique classique” dans lequel nous avions évolué pendant 20 ans, pour créer un ensemble plus edgy, plus pop. Grâce à cela, nous avons rencontré des artistes et collaboré avec des milieux artistiques que nous n’avions pas encore côtoyé. Première tournée avec Rod Stewart ! Puis Patrice, Bastille et bien d’autres, jusqu’à Yaël Naïm tout dernièrement.

Depuis la création du quatuor, je suis donc partagée entre deux milieux très différents, et j’y trouve un parfait équilibre. Je ne pourrais pas quitter la musique classique, ni me passer de la pop. J’ai besoin des deux pour m’accomplir : la rigueur et la discipline du conservatoire, les scènes immenses, les spots et le côté festif de la pop.

Depuis peu, je me suis mise à la composition, pour l’instant pour le cinéma et des films documentaires. Cela faisait longtemps que j’en avais envie, mais je me sentais encore un peu illégitime. Après plusieurs années en tant qu’arrangeur, je me sens enfin prête. Je dois aussi penser à l’avenir. Ma vie de bohème me convient parfaitement pour l’instant, mais je ne suis pas sûre d’être capable de soutenir longtemps ce rythme effréné, ces avions, ces soirées privées qui finissent à l’aube…

Qui t’inspire ?

Les femmes powerful, ma mère. Les artistes en général. C’est un métier difficile, toujours soumis au jugement des autres. Les gens n’imaginent pas les sacrifices et la persévérance qu’il faut déployer, la quantité de travail fourni dans une perpétuelle remise en question, une permanente confrontation à l’échec et au regard des autres. Mais on touche au sublime, quotidiennement. Les artistes sont les personnes les plus courageuses que je connaisse.

Qu’est-ce qui te donne envie de te lever le matin?

Une bonne chanson et un croissant.

lison sac modele particulier

Quel est ton sac coup de cœur dans la collection Modèle Particulier?

J’ai adoré le shopper souple vert.

Quel est ta couleur préféré?

Le gris

Es-tu une personne  engagée ? La slow fashion, c’est quoi pour toi ?

Plus jeune, j’étais pas mal politisée. Aujourd’hui je me sens moins engagée, et je le regrette.

Côté fashion, j’ai pas mal déconné niveau shopping quand je suis arrivée à Londres, où le concept de slow fashion est très très flou. Il y a ces grosses enseignes partout, qui changent leur collection toutes les semaines.

Un jour, je me suis retrouvée dans mon dressing et je me suis dit : « c’est grave, la moitié de ces fringues, tu ne les aimes pas, tu les as achetées compulsivement parce que tu te fais avoir par leur marketing débile. » J’ai donné la moitié de ma penderie. Aujourd’hui j’essaye de faire attention. J’achète moins et mieux. Je préfère une belle pièce un peu chère à un craquage total chez H&M. J’essaye aussi de faire attention à ne pas acheter des marques qui maltraitent leurs employés ou se fichent de l’environnement.

Aujourd’hui, de quoi es-tu  la plus fière?

De vivre de ma musique.

Quel est le meilleur conseil que l’on t’ait donné ?

Un jour où j’avais un trac de dingue juste avant de monter sur scène, une amie m’a dit « Imagine les rues et les gens dehors, les feux passent au vert, et les gens continuent à vivre. Le temps ne s’arrête pas lorsque tu montes sur scène, Le monde ne tourne pas autour de cette performance, tout va bien se passer ».

Ma mère m’a dit aussi « prendre une décision n’est pas prendre une décision pour toute ta vie, c’est prendre une décision pour maintenant. Tu auras le droit et tout le temps pour changer d’avis. »

Ton adresse préférée dans Paris?

Chez moi, avec mes amis, un risotto, du bon vin et de la musique ! Ou bien un plateau d’huîtres à la Mascotte, aux Abbesses Paris 18ème.

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