Pour une mode responsable et durable

Itinéraire d’enfants de la mode

Le projet Modèle Particulier est né de notre cheminement dans les méandres de l’industrie de la mode. Emma y a mené sa carrière, Yann a dirigé pendant vingt ans une entreprise de maroquinerie. De nos expériences réciproques, nous avons dressé un constat peu réjouissant et décidé que les choses devaient changer.

Une industrie peu reluisante

Une société commerciale classique, en effet, vise, pour assurer ses profits, à acheter toujours moins cher pour revendre le plus cher possible. Dans l’industrie de la mode, il existe deux moyens d’augmenter cette marge brute :

  • Capitaliser sur la marque : plus celle-ci est forte, moins il y a de corrélation entre le prix de revient et le prix de vente. Et plus ce dernier devient autonome, plus la marge brute sera forte.
  • Réaliser des économies d’échelle : plus les quantités fabriquées sont importantes, plus on peut négocier les prix d’achat à la baisse.

Dès lors, il existe deux possibilités ;

  • créer une marque toujours plus forte à grand renfort de marketing,
  • augmenter toujours plus le volume de vente pour augmenter les volumes de production.

Un tel système, outre l’immense gaspillage qu’il entraîne, ne peut tenir que par une perpétuelle course en avant ; produire toujours plus, toujours moins cher, voir toujours plus grand ! Cette démarche n’est tout simplement pas tenable et conduit aux pires aberrations ;

  • fabriquer plus pour solder plus,
  • rogner sur la qualité pour gagner plus,
  • soutirer le maximum aux fabricants, au mépris de toute empathie…
  • faire croire aux clients, par un marketing agressif, que l’on vend des produits fabuleux !

Des conséquences dramatiques

Les conséquences économiques et humaines d’un tel comportement sont inquiétantes, voire dramatiques.

  • 60 % des articles de mode sont vendus en soldes ou en promotions
  • l’industrie de la mode est la deuxième plus polluante au monde après l’industrie pétrolière
  • Il est fréquent d’envoyer la matière première en Chine, puis de renvoyer le produit fini en France… et tout cela par avion !
  • les collections sont de plus en plus nombreuses, certaines marques en sortent 50 par an ! Les clients achètent des produits qu’ils ne mettent parfois jamais.
  • La course à la marge conduit à sous-payer les fabricants qui eux-mêmes proposent des conditions de travail dégradantes et des salaires misérables à leurs employés.

Réflexion sur l’éthique

Ce constat accablant nous a poussés à mûrir un nouveau projet, en redéfinissant nos priorités. Comment briser le cercle vicieux du « toujours plus », comment stopper la course à la production au mépris des fournisseurs et des clients ?

Comment sortir l’expression « commerce équitable » de l’oxymore pour lui rendre toute sa noblesse ? Pour répondre à ces questions complexes, nous avons axé notre réflexion sur l’éthique, et cherché à définir quelle serait désormais la nôtre et celle de notre nouvelle entreprise.

L’éthique se définit comme la science de la morale et des mœurs. C’est une discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités, les valeurs de l’existence, les conditions d’une vie heureuse et sur la notion de bien. Pour nous, redéfinir notre éthique professionnelle revenait à réfléchir à notre place au sein de la société et à la valeur de notre action ; comment pouvions-nous, par notre travail, contribuer à construire une société meilleure ?

Bien sûr, la tâche est immense et l’ambition peut sembler démesurée, mais chacun ne peut-il pas, à son échelle, tenter quelque chose ? N’est-il pas possible de penser une nouvelle éthique du commerce ?

Jeter les bases du projet

Pour bâtir notre projet, nous avons commencé par définir nos impératifs éthiques :

  • Redéfinir notre place dans le monde du travail, du commerce, dans la société
  • S’imposer une morale personnelle de travail
  • Inventer une nouvelle façon d’acheter, plus respectueuse des sous-traitants…
  • et une nouvelle façon de vendre, respectueuse du consommateur.

Pour cela, il fallait commencer par redéfinir les relations avec le fabricant sur d’autres bases que les impératifs de quantité, en tenant compte du fait que la fabrication de sacs à main nécessite une main-d’œuvre importante.

L’idée de faire du sur mesure a naturellement émergé, portée par Emma, bien consciente de l’impossibilité de trouver les produits dont nous avons besoin plutôt que de se laisser imposer ceux que l’industrie de la mode veut à tout prix nous vendre. Et surtout, grâce au sur mesure, il n’est plus nécessaire de produire à l’avance, ce qui évite de gâcher de la matière. Il n’y a pas non plus d’invendus, et les soldes et autres promotions ne sont donc plus nécessaires. Finalement, ce mode de production privilégie la sobriété et évite un gaspillage terriblement délétère pour la planète.

Cette idée est de plus portée par les nouvelles technologies, qui permettent de créer son sac ou son accessoire sur mesure sans sortir de chez soi, grâce à une interface de personnalisation en ligne. Le client est donc également gagnant, et ce d’autant qu’en créant des modèles vraiment personnalisés, il échappe enfin aux diktats de la fast-fashion. Il retrouve sa vraie place, la première, au sein du processus d’achat.

Des partenaires plutôt que des sous-traitants

Il nous fallait ensuite trouver un fabricant qui accepte de produire des sacs et de la petite maroquinerie sur mesure à un prix accessible. Nous avons rencontré un artisant passionné par son métier, qui a accepté de tenter l’aventure et de monter un atelier pour Modèle Particulier dans son usine spécialisé maroquinerie de luxe. Au cours de ses nombreuses visites sur le site, Yann s’est aperçu que des centaines de peaux partaient au rebut, faute d’avoir été utilisées.

En effet, les grandes marques de maroquinerie qui font fabriquer leurs produits dans l’atelier n’utilisent pas la totalité de leurs cuirs, ce qui génère un certain nombre de reliquats. Yann a alors imaginé d’utiliser ces peaux pour éviter ce gaspillage.

Voilà comment est née l’idée de recycler de magnifiques cuirs considérés à tort comme inutilisables. Les clients de Modèle Particulier bénéficient ainsi de matières de haute qualité issues de l’industrie de luxe. Avantage supplémentaire, ces cuirs ne proviennent pas de l’autre bout du monde puisqu’ils sont fabriqués en France et en Italie.

Par ailleurs, Modèle Particulier met un point d’honneur à rémunérer de façon équitable le travail de l’atelier, un tiers du prix de vente étant consacré à la matière première et au travail du cuir.

Modèle Particulier, une entreprise éthique et équitable

Cette nouvelle pratique de production fait de Modèle Particulier une entreprise éthique et équitable, et écologiquement performante ; la production locale permet de limiter le transport, le packaging est sobre et ne comporte aucune matière issue du pétrole, pas plus que les sacs et accessoires qui, produits à la commande grâce à des rachats de cuirs, évitent l’accumulation de stock qui finiront au rebut.

Modèle Particulier est une entreprise qui s’inscrit dans la dynamique de la slow-fashion, et ne pratique donc pas de soldes ; c’est inutile, puisque tous nos prix sont justes.

De même, Modèle Particulier ne fait pas de collection, car c’est le client qui crée son modèle unique à partir de patrons inspirés des grands standards de la maroquinerie. Bien sûr, de nouvelles peaux sont régulièrement proposées en fonction des stocks rachetés qui, étant donné leur provenance, sont souvent à la pointe de la tendance.

Enfin, Modèle Particulier s’engage sur l’excellence de sa fabrication. Notre atelier travaille pour de très grandes marques de luxe, la coupe, les coutures, les peintures des bords francs, les finitions sont magnifiques. Notre objectif est de fabriquer des produits qui durent.

Pour nous, c’est une belle aventure qui nous a permis de mettre en cohérence nos aspirations profondes et notre travail quotidien ; nous pouvons nous y consacrer corps et âme, sûrs d’être enfin en harmonie avec nos exigences éthiques.

Sans regret…

Notre parcours est celui d’une génération ; une génération nourrie de plats cuisinés, affublée de vêtements jetables, sommée de suivre des tendances aussi éphémère qu’un battement de cil, assommée de commercialement correct et de prêt-à-penser. Aujourd’hui, cette génération dit stop.

Non aux diktats, aux impératifs de consommation, à la standardisation du consommateur, au taylorisme du goût. Il est temps de ralentir, de savourer, et de prendre nos responsabilités. Alors, oui à la slow fashion, oui à un commerce équitable et respectueux, oui à une production écologique, oui aux entrepreneurs responsables. Et longue vie à Modèle Particulier !

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